Quand on ne l’a jamais fait, cela peut faire peur d’être appelée instructrice ou instructeur à la primaire.

J’ai été appelée instructrice pour les filles de 8 à 11 ans environ un mois après mon mariage et mon arrivée dans une nouvelle paroisse. Je n’avais pas particulièrement apprécié d’enseigner la classe de doctrine de l’Évangile à des adultes, mais d’une certaine façon, la perspective d’enseigner des leçons de la Primaire à des pré-adolescentes était bien plus effrayante.

Un an plus tard, quand nous avons déménagé, c’est les yeux pleins de larmes que j’étais contrainte de dire au revoir à mes élèves.

Si votre appel d’instructrice/instructeur à la Primaire vous stresse, suivez ces conseils :

Prenez le temps de vous préparer

une instructrice de la Primaire enseigne des enfants

Ne faites pas l’erreur de croire que vous n’avez pas besoin de vous préparer pour vos leçons parce que vous êtes un adulte et que ce sont des enfants.

Vous aurez peut-être plus d’expérience de la doctrine que vos élèves, mais la préparation vous aidera à enseigner avec l’Esprit et à adapter vos leçons aux besoins spécifiques de vos élèves.

« L’enseignement, pas de plus grand appel » dit : « Plus tôt vous commencez à prier, à méditer et vous préparer pour votre leçon suivante, plus vous aurez de temps pour être guidé par l’Esprit et pour rechercher des exemples, des comparaisons et d’autres idées pour illustrer la leçon ».

Soyez sûr de vous

une leçon donnée àa des enfants de la Primaire par leur instructrice

La première fois que j’ai enseigné les filles, l’une d’entre elles est montée sur le rebord de la fenêtre. Quand je lui ai dit de descendre, elle m’a très calmement répondu : « Non ».

J’ai soudain compris que les enfants n’avaient aucune raison de m’écouter. Je ne savais pas du tout ce que je faisais. Je n’avais pas le pouvoir de les punir. Mon autorité ne tenait qu’à un fil.

Qu’est-ce qui me poussait à écouter mes instructrices de la Primaire quand j’étais enfant ? Je ne m’en souvenais plus.

J’ai dit la seule chose à laquelle j’ai pensé : « Ne me fait pas répéter ». C’était une menace sans fondement. Je n’avais aucune idée de ce qui se passerait si je devais me répéter.

A-t-elle écouté ? Absolument.

À ce moment-là, j’ai compris que la façon dont les filles réagissaient dépendait de mon assurance à moi. Après tout, mon Père céleste m’avait appelée à instruire ces filles. S’il pensait que je pouvais être instructrice à la Primaire, alors c’était sans doute le cas. C’est valable pour vous aussi !

Au cours d’une réunion de formation des auxiliaires de 2011 pour la Primaire, Sœur Rosemary M. Wixom, présidente générale de la Primaire de l’époque a dit : « Si vous vous sentez incompétentes ou si vous mettez en question cet appel à la Primaire, ne vous sentez pas coupable. Parlez-en au Seigneur. Demandez-lui : « Suis-je vraiment la personne qui dois servir à la Primaire maintenant ? » Ensuite, écoutez. Vous recevrez une réponse ».

Aimez vos élèves

une classe de la Primaire avec son instructrice

Au fil des ans, les prophètes et les apôtres ont répété aux instructeurs de la Primaire d’aimer leurs élèves.

« Les instructrices doivent enseigner par l’amour et 1’exemple après s’être préparées en priant », a dit M. Russell Ballard dans un discours de conférence générale (avril 1991).

L’Église a consacré cinq chapitres entiers de « L’enseignement, pas de plus grand appel » au principe « Aimez vos élèves ». Même  Doctrine et Alliances dit que « Nul ne peut apporter son aide à cette œuvre s’il n’est humble et plein d’amour, et n’a la foi, l’espérance, et la charité ».

Les gens le ressentent quand nous nous soucions vraiment d’eux et que nous les aimons, et quand ils ressentent cela, ils sont plus enclins à écouter, et donc à apprendre.

Sachez doser vos attentes

une instructrice la Primaire doit gérer ses attentes: les enfants ne se concentrent pas comme des adultes

N’en attendez pas trop, de vous-même ou des enfants.

Les enfants ne se souviennent peut-être pas des bases de la leçon que vous leur avez enseignée il y a deux semaines. Vous ne réussissez peut-être pas à faire une leçon sans être interrompue au moins une fois. Peut-être avez-vous commencé la leçon en soulignant l’importance de la prêtrise et vous la terminez avec une de vos élèves qui vous dit qu’elle ne veut pas de bébé, « parce que les bébés, ça fait mal » (Oui, ça m’est vraiment arrivé).

En réalité, vos élèves et vous n’êtes que des êtres humains, et ils sont encore en plein développement ! Vous n’aurez peut-être pas un dimanche parfait chaque fois que vous enseignerez. Mais ce n’est pas grave.

« L’enseignement, pas de plus grand appel » explique : « Les petits enfants n’ont pas une grande capacité de concentration et ils ne peuvent pas rester longtemps assis calmement. Ne leur en demandez pas trop ».

Essayez chaque semaine d’être une meilleure instructrice de la Primaire, mais ne vous découragez pas parce que la classe ne se déroule pas sans accroc.

 


Article écrit par Ashley Lee, pour MormonHub sous le titre How to Survive Your First Primary Teacher Calling; traduction par Christine.

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